La lumière de ma vie s'affaiblit, je n'entends rien.
Je perds tous mes sens, sauf celui de la souffrance.
Ma raison se charge de nuages noires,
Mes yeux s'assombrissent, mon souffle s'alourdit,
Mon sang ralentit sa course dans mes veines.
Je marche dans des fourrés sombres mais je vois.
Ma Lumière s'en est allée, arrachée à mon coeur sanglant,
Emportée par un rire de démon, celui de la Fin.
L'équilibre de mon existence est perdu,
Rongé à jamais par la pluie brûlante de ma peine.
Je tombe mais je ne sens pas mon nez saigner
Ni ma main lacérée par les épines des ronces.
Ma Lumière a disparu de mon coeur.
Il y fait maintenant froid et triste.
Mes bras affaiblis serrent dans le vide
Laissé par la perte de ma douce Lumière.
Mes battements ralentissent peu à peu,
J'entends, je sens, je vois venir la Fin.
Je ne sais plus où je suis, qui je suis.
Je veux crier, hurler ma Lumière.
Mes lèvres crachent son nom dans le sang,
Tel un coup de tonnerre dans mes oreilles.
Ma voix s'est déchirée, ce furent mes dernières paroles,
Et je vis une Lumière venir à moi.
Il a fait orage dans le ciel ce jour-là,
Mais il a fait aussi orage et froid dans mon coeur.